
Disons-le tout de suite : ce projet n’a quasiment aucune chance d’aboutir à court terme. Il n’empêche, dimanche 5 juin, les Suisses vont devoir se prononcer (par référendum) pour ou contre l’instauration d’un revenu de base inconditionnel. Objectif ? Permettre à tous les Suisses de “mener une existence digne et de participer à la vie publique”, peut-on lire dans le projet de loi (qui nécessiterait une révision de la constitution suisse).
Si ce projet était finalement adopté, tous les habitants bénéficieraient désormais d’un revenu de base de 2 260 euros. Un filet de sécurité pour tous les chômeurs et tous ceux qui travaillent dans la précarité.
Incitation à la paresse
Pour les promoteurs de cette douce utopie, ce revenu universel présenterait deux avantages : il se subistituerait à toutes les autres prestations sociales et deviendrait surtout un outil précieux pour lutter contre la bureaucratie. Ce revenu de base se bornerait en réalité à mettre en pratique l’article 25 de la déclaration universelle des droits de l’Homme qui stipule que “toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille”.
Enfin et surtout : face à l’ubérisation et à la robotisation de l‘économie, ce revenu permettrait à tout un chacun de mieux s‘épanouir dans sa vie personnelle.
Mais les (très nombreux) opposants au revenu de base sont vite montés au créneau pour en dénoncer les travers : incitation à la paresse pour les uns, coût exhorbitant pour le budget de l’Etat (jusqu‘à 25 milliards de francs suisses par an) pour les autres… Au final, les grands partis et les principaux syndicats n’ont pas soutenu l’initiative qui a donc toutes les chances de rester dans les tiroirs.


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