
L'avenir professionnel passera-t-il par le télétravail ? La banque Axa en Belgique veut faire figure de pionnière. A partir du 1er septembre les employés pourront décider de travailler de chez eux ou au bureau quand cela sera nécessaire. Cette formule est le résultat d'un accord avec les syndicats.
"Il est envisageable qu'une semaine il faille travailler cinq jours sur un projet de la maison et la semaine suivante venir au bureau trois jours pour rencontrer les collègues et présenter ses travaux. Le modèle veut éviter les situations extrêmes. Il n'y aura jamais un employé que ne vient jamais au travail", explique le porte-parole de l’établissement Wim Pauwels.
A l'échelle européenne les entreprises élaborent aussi leurs plans pour être prêtes une fois la pandémie terminée. Les barrières semblent tomber. 66% des travailleurs pensent que leur employeur devrait être plus flexible à l'avenir. Ils souhaitent généralement pouvoir travailler de chez eux 2,5 jours par semaine. Les plus réfractaires sont les Français et les Belges qui préfèrent 1,9 jour de télétravail hebdomadaire.
Pour les spécialistes du monde professionnel ces tendances montrent qu'il est temps de créer les conditions pour des modèles hybrides de fonctionnement afin d'éviter le chaos au sein du marché unique. "Il y a actuellement un accord cadre européen sur le télétravail qui remonte à 2002. Après 20 ans de développement technologique et avec la pandémie qui s'est imposée, il est juste de dire qu'il est temps de le mettre à jour", estime Mario Mariniello de l’institut Bruegel.


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